Le calcaire de Santanyi, utilisé pour sa construction, frappe par ses coloris qui varient selon les heures : ocre, doré, rosé.

Cette cathédrale, dont l'édification commença au début du 14e s. sur l'emplacement de l'ancienne mosquée, est une des plus importantes réalisations du gothique final.

La façade principale, à l'ouest, a été reconstruite au 19e s., à la suite d'un séisme, dans le style néogothique, mais a conservé son portail Renaissance du 16e S.

Au sud, le portail du Mirador, abrité sous un porche face à la mer, montre une fine décoration gothique du 15e s. : sur le tympan, représentation de la Cène; de part et d'autre de la porte, les statues de saint Pierre et saint Paul témoignent que Sagrera, l'architecte de la Llotja, était aussi un sculpteur de talent.

La statue de la Vierge à l'Enfant, au centre, est une copie dont l'original se trouve dans le musée du Trésor.

L'intérieur surprend par ses dimensions et sa clarté. La rosace, d'un diamètre de 11,3 m, n'y est sans doute pas étrangère.

La nef, longue de 121 m, large de 55 m et haute de 44m sous la voûte centrale, est séparée des collatéraux par 14 grands piliers octogonaux d'une sveltesse exceptionnelle.

Le dépouillement de la décoration accentue l'effet de légèreté et d'espace.

La chapelle royale, aux proportions d'une église, abrite en son centre un énorme baldaquin en fer forgé, oeuvre de Gaudi (1912), et de part et d'autre les stalles Renaissance.

Dans la chapelle de la Trinité : tombeaux des rois de Majorque Jaime II et Jaime III.